L'homme derrière Love Game

Mon histoire

Elle n'est pas confortable à raconter. Mais tu dois la connaître pour comprendre pourquoi je fais ce métier.

Je m'appelle Maxime. Je suis né en 1990. Avant d'aider des femmes à ne plus tomber sur certains hommes, j'ai été exactement ce genre d'homme. C'est pour ça que je peux te parler. Voici comment j'en suis arrivé là.

Chapitre 1

La blessure d'origine

Mon histoire commence le jour de mes 4 ans, dans une cour de récréation. Le soir, j'ai demandé à ma mère : « Pourquoi ma peau est chocolat et celle des autres enfants est vanille ? » Elle m'a pris dans ses bras et m'a dit la vérité : « Tu as été adopté. On t'a choisi. On t'a voulu. »

Mais ce que j'ai entendu à 4 ans, c'est : « Tu as été abandonné. » Cette phrase a créé une fissure qui ne s'est jamais refermée. À partir de ce jour, j'ai développé une peur panique : celle d'être oublié. Alors j'ai tout fait pour qu'on se souvienne de moi. Même en mal.

Mieux vaut faire du mal que d'être invisible.

Chapitre 2

Le pouvoir, à 15 ans

Au collège, j'étais le seul métisse. La cible parfaite. Crachats, coups, insultes racistes des centaines de fois. Chaque rejet confirmait ce que je croyais depuis mes 4 ans : je ne suis pas désirable tel que je suis.

Alors j'ai pris une décision : si je ne peux pas être aimé, je vais être craint. Karaté, 15 kilos de muscle en 6 mois. Tout a changé. Avec ma première copine, Kathleen, j'ai eu ma première révélation : quand elle m'aimait, j'avais envie de fuir. Quand je la faisais souffrir, je me sentais puissant.

Je venais de découvrir ma drogue : la souffrance émotionnelle des femmes.

Chapitre 3

Le système se met en place

En terminale, j'ai compris comment rendre une femme totalement dépendante. Trois amies inséparables. J'ai été avec les trois en secret, en les manipulant pour qu'aucune ne sache.

Le compartimentage : chacune sa journée. Les rôles différents : avec l'une le bad boy, avec l'autre le poète, avec la troisième l'intellectuel. La validation sélective : trois phrases, trois leviers d'attachement.

Un soir, l'une d'elles nous a surpris. Elle s'est effondrée en larmes à mes pieds. Et j'ai ressenti une montée d'adrénaline pure. Je me sentais vivant. C'est là que j'ai compris qui j'étais : un prédateur émotionnel.

Chapitre 4

La Zone Grise

Après le lycée, il y a eu Aurélie. Intelligente, équilibrée, aimante. Le genre de femme qu'un homme normal épouse. Je l'ai trahie : son amour stable ne me nourrissait pas. Son bonheur me rendait invisible.

Puis Paris, où j'ai perfectionné le système dans ce que j'appelle la Zone Grise : ni avec quelqu'un, ni célibataire. Tu attends. Tu espères. Ça te vide.

Trois étapes : l'idéalisation (on devient l'homme parfait, on crée l'addiction), la dévalorisation (on retire l'attention, on sème le doute), la triangulation (on introduit une rivale). Résultat : tu deviens accro à retrouver l'homme du début. Celui qui n'existe plus.

Chapitre 5

Les femmes que j'ai détruites

Élodie, 28 ans. Sa faille : un père absent. Je suis devenu l'homme fiable qu'elle n'avait jamais eu. Puis j'ai critiqué ses amies, semé le doute. Elle a tout changé d'elle-même, développé une anxiété généralisée, et est restée deux ans à essayer de redevenir celle que j'avais rencontrée.

Nadège, 35 ans, mariée. Je suis devenu le sauveur. Quand elle a été assez attachée, j'ai posé le piège. Elle a divorcé : pas pour moi, juste parce que je l'avais convaincue que son mariage était toxique.

Trois femmes, et bien d'autres. Trois vies abîmées. Et je me justifiais : « Je ne suis pas méchant, je leur révèle qu'elles méritent mieux. » Mensonge. Auto-justification.

Chapitre 6

Et pendant tout ce temps, Alice

Pendant que je collectionnais les femmes et perfectionnais mes techniques, il y avait Alice. Alice qui m'attendait. Alice qui acceptait mes miettes en se disant qu'un jour, peut-être, je la choisirais vraiment.

Sept ans. Sept ans qu'elle m'aimait, qu'elle endurait mes infidélités, qu'elle se disait : « Si je suis assez patiente, assez aimante, il va changer. »

Le syndrome du chasseur : on valorise ce qu'on n'a pas, on néglige ce qu'on a. Alice, je l'avais. Elle était fidèle, présente. Donc, à mes yeux d'alors : invisible. Elle vivait exactement ce que tu vis peut-être en ce moment.

Chapitre 7

Le jour où j'ai goûté à ma propre médecine

À 33 ans, pour la première fois de ma vie, je suis tombé vraiment amoureux. Et j'ai vécu ce que j'avais fait subir à des centaines de femmes. L'obsession. Les nuits blanches. L'espoir qui renaît à chaque message, la chute quand il n'arrive pas.

J'ai goûté à ma propre médecine. Et elle est amère.

C'est là que j'ai commencé un vrai travail thérapeutique, avec une coach, Maëlle. Comprendre pourquoi j'avais besoin de plaire pour exister, pourquoi je fuyais l'amour vrai. En novembre 2023, j'ai retrouvé ma mère biologique : cinq heures de discussion qui ont fait tomber mes dernières résistances.

Chapitre 8

Aujourd'hui, c'est de là que je te parle

Aujourd'hui, je vis ma première vraie histoire d'amour. Avec une femme que je respecte, à qui je suis fidèle. Je n'aurais jamais cru ça possible.

Mes anciennes capacités, celles qui me servaient à manipuler et à fuir, je les ai retournées. Je les utilise pour décoder les hommes que tu rencontres, t'expliquer ce qui se passe vraiment dans leur tête quand tu attends, quand tu doutes, quand tu te dis « c'est peut-être moi le problème ».

Je ne te promets pas de remède miracle. Je te promets la vérité, sans te ménager, et des outils précis. Si je peux faire ce métier, c'est précisément parce que j'ai été cet homme. Et que j'ai eu la chance de changer.

« Ce ne sont pas eux que tu dois éviter. C'est toi que tu dois retrouver. »
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